Les bruits de sabots sur le sol sec amplifiaient. En tendant l'oreille, l'on pouvait entendre le sifflement du vent entre les branches et le craquement des feuilles d'automne sous les pieds des biches.
Un coup de feu retentit ; une jument noire passa à toute allure sur le chemins, manquant de renverser un couple de vieillards. Sur le dos de l'équidé, une jeune fille semblait paniquer. D'un coup elle se reprit, elle saisit fermement les rênes et bomba sa poitrine en serrant les doigts. La jument, essaya de s'échapper, mais sa cavalière ne céda pas. Sa monture n'ayant jamais été docile, se cabra et battit l'air de ses puissants antérieurs noirs. Elle était d'allure fière et élégante ; dans ses yeux sombres, l'on lisait son intrépidité et son courage. Dans sa position cabrée, elle continuait de frapper le vide de ses sabots avants, en battant la mesure de ses postérieurs restés à terre. Elle secouait furieusement sa soyeuse crinière ébène. Sa longue queue emmêlée fouettait l'air frais de l'automne. La cavalière, qui savait extrêmement bien utiliser son poids se déplaça sur le dos de sa monture, détendit un peu les rênes et s'appuya sur son encolure. L'animal retomba lourdement sur ses antérieurs. Mais elle n'en resta pas là ; dans un prodigieux élan plein de grâce et de souplesse, elle se projeta vers l'avant puis ré éleva ses antérieurs. La jeune fille ne vacilla même pas, mais elle changea de tactique : elle se pencha légèrement vers l'arrière, serra ses mollets et tendit les rênes, obligeant ainsi le cheval à rester cabré.
La monture tint bond quelques secondes puis lorsque la cavalière sentit la fatigue de l'animal, elle détendit les rênes. Dans un effort qui faillit la faire tomber en arrière, la pouliche réussit à réintégrer sa position debout.
Un chasseur qui passait par là, aborda la cavalière :
-Je suis désolé d'avoir effrayée votre cheval, tel n'était pas mon intention !
-Vous devriez savoir que des chevaux passent dans cette forêt, monsieur ! Répliqua-t-elle sèchement, ce n'est pas pour moi que je crains, mais pour les débutants qui emprunte ce chemin ! Vous risquez un procès. Vous n'avez pas le droit de chasser ici !
-Quel âge avez-vous pour me parler ainsi ?
-Mon âge ne vous regarde pas et n'a aucune importance ! Et si je vous parle ainsi, c'est parce que vous n'avez rien à faire ici, et qu'à cause de vous des enfants pourraient gravement se blesser !
Alors pour cette fois je vais fermer les yeux, mais la prochaine fois, je préviendrais les flics !
Sans laisser le temps à l'homme de répliquer, elle prit le petit galop qui précéda un violent coup de pied dans le sol, qui projeta de la terre en direction du chasseur. Puis la cavalière aperçut une biche et son petit qui broutaient ; en se retournant, elle vit le chasseur épauler son fusil. Elle poussa un hurlement strident qui fit fuir les deux animaux. Puis elle éclata de rire « manque de bol mon vieux !». Et elle prit le grand galop en direction du haras du sapin nu.
*
* *
Les muscles roulaient sous sa robes sombre. D'un petit hennissement doux et grave, elle manifesta son manifesta son contentement. Tandis que la jeune fille enroulait autour de ses canons des bandes de repos jaunes d'or, la pouliche arrondissait sa puissante encolure, lui donnant ainsi l'allure fière.
-Ta balade s'est bien passée, Salma ? Demanda Thomas, le directeur du centre.
-Oui, très bien, répondit Salma en finissant de mettre la quatrième bande de repos.
-Elle n'a pas essayé de t'emmener ? Reprit Thomas en désignant la pouliche du menton.
-Si, mais je n'ai pas eu trop de difficultés à l'arrêter, dit Salma sans regarder le directeur.
-Très bien alors.
Puis il repartit. « Ce n'est pas possible ! Cette petite à un don, pensa-t-il, Sinon comment, à 14ans peut-elle être capable de maîtriser une jument si fougueuse ? Moi-même j'ai échoué en tentant de la dresser.
Salma prit une couverture de même couleur que les bandes. Tandit qu'elle la dépliait, elle sentait l'excitation de la jument qui piaffait et frappait l'air du chanfrein. Salma était captivée par se spectacle pourtant banal ; mais l'énergie et la beauté qui se dégageait de l'animal étaient sans pareille. Elle était si belle qu'elle semblait avoir été sculptée par dieu lui-même : Sa petite tête était délicatement modelée. Elle avait de petite oreilles très mobiles qui semblaient tout comprendre. Ses naseaux ouverts soufflaient autour d'eux leur souffle tiède. Ses yeux brillants et farouches pouvaient raconter l'histoire d'une vie heureuse. Son corps souple et agile semblait être l'œuvre même de Pégase. Et ses jarrets... BANG !! Salma sursauta en entendant un juron.
Un coup de feu retentit ; une jument noire passa à toute allure sur le chemins, manquant de renverser un couple de vieillards. Sur le dos de l'équidé, une jeune fille semblait paniquer. D'un coup elle se reprit, elle saisit fermement les rênes et bomba sa poitrine en serrant les doigts. La jument, essaya de s'échapper, mais sa cavalière ne céda pas. Sa monture n'ayant jamais été docile, se cabra et battit l'air de ses puissants antérieurs noirs. Elle était d'allure fière et élégante ; dans ses yeux sombres, l'on lisait son intrépidité et son courage. Dans sa position cabrée, elle continuait de frapper le vide de ses sabots avants, en battant la mesure de ses postérieurs restés à terre. Elle secouait furieusement sa soyeuse crinière ébène. Sa longue queue emmêlée fouettait l'air frais de l'automne. La cavalière, qui savait extrêmement bien utiliser son poids se déplaça sur le dos de sa monture, détendit un peu les rênes et s'appuya sur son encolure. L'animal retomba lourdement sur ses antérieurs. Mais elle n'en resta pas là ; dans un prodigieux élan plein de grâce et de souplesse, elle se projeta vers l'avant puis ré éleva ses antérieurs. La jeune fille ne vacilla même pas, mais elle changea de tactique : elle se pencha légèrement vers l'arrière, serra ses mollets et tendit les rênes, obligeant ainsi le cheval à rester cabré.
La monture tint bond quelques secondes puis lorsque la cavalière sentit la fatigue de l'animal, elle détendit les rênes. Dans un effort qui faillit la faire tomber en arrière, la pouliche réussit à réintégrer sa position debout.
Un chasseur qui passait par là, aborda la cavalière :
-Je suis désolé d'avoir effrayée votre cheval, tel n'était pas mon intention !
-Vous devriez savoir que des chevaux passent dans cette forêt, monsieur ! Répliqua-t-elle sèchement, ce n'est pas pour moi que je crains, mais pour les débutants qui emprunte ce chemin ! Vous risquez un procès. Vous n'avez pas le droit de chasser ici !
-Quel âge avez-vous pour me parler ainsi ?
-Mon âge ne vous regarde pas et n'a aucune importance ! Et si je vous parle ainsi, c'est parce que vous n'avez rien à faire ici, et qu'à cause de vous des enfants pourraient gravement se blesser !
Alors pour cette fois je vais fermer les yeux, mais la prochaine fois, je préviendrais les flics !
Sans laisser le temps à l'homme de répliquer, elle prit le petit galop qui précéda un violent coup de pied dans le sol, qui projeta de la terre en direction du chasseur. Puis la cavalière aperçut une biche et son petit qui broutaient ; en se retournant, elle vit le chasseur épauler son fusil. Elle poussa un hurlement strident qui fit fuir les deux animaux. Puis elle éclata de rire « manque de bol mon vieux !». Et elle prit le grand galop en direction du haras du sapin nu.
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Les muscles roulaient sous sa robes sombre. D'un petit hennissement doux et grave, elle manifesta son manifesta son contentement. Tandis que la jeune fille enroulait autour de ses canons des bandes de repos jaunes d'or, la pouliche arrondissait sa puissante encolure, lui donnant ainsi l'allure fière.
-Ta balade s'est bien passée, Salma ? Demanda Thomas, le directeur du centre.
-Oui, très bien, répondit Salma en finissant de mettre la quatrième bande de repos.
-Elle n'a pas essayé de t'emmener ? Reprit Thomas en désignant la pouliche du menton.
-Si, mais je n'ai pas eu trop de difficultés à l'arrêter, dit Salma sans regarder le directeur.
-Très bien alors.
Puis il repartit. « Ce n'est pas possible ! Cette petite à un don, pensa-t-il, Sinon comment, à 14ans peut-elle être capable de maîtriser une jument si fougueuse ? Moi-même j'ai échoué en tentant de la dresser.
Salma prit une couverture de même couleur que les bandes. Tandit qu'elle la dépliait, elle sentait l'excitation de la jument qui piaffait et frappait l'air du chanfrein. Salma était captivée par se spectacle pourtant banal ; mais l'énergie et la beauté qui se dégageait de l'animal étaient sans pareille. Elle était si belle qu'elle semblait avoir été sculptée par dieu lui-même : Sa petite tête était délicatement modelée. Elle avait de petite oreilles très mobiles qui semblaient tout comprendre. Ses naseaux ouverts soufflaient autour d'eux leur souffle tiède. Ses yeux brillants et farouches pouvaient raconter l'histoire d'une vie heureuse. Son corps souple et agile semblait être l'œuvre même de Pégase. Et ses jarrets... BANG !! Salma sursauta en entendant un juron.
La suite quand j'aurais au moins 10com'z, kiss
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Framboise
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Framboise
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